
Temps de lecture : 3 min
Points clés à retenir
- Objectif industriel : L’État veut structurer une production française de climatisation réversible pour réduire la dépendance asiatique, avec un potentiel de 500 000 unités par an.
- Évolutions réglementaires et financières : Des changements dans le crédit d’impôt industrie verte et les normes d’installation sont prévus dès septembre 2026 pour soutenir les fabricants.
- Aides pour les particuliers : L’installation d’une PAC air-air peut réduire la facture d’électricité de 12 %, avec la prime CEE et la TVA à 5,5 % disponibles.
Le constat : 95 % des PAC air-air viennent d’Asie
Je l’ai vu cent fois sur les chantiers : quand un client me parle de climatisation réversible, il pense souvent à du matériel asiatique. C’est pas de la théorie, c’est du terrain. En France, on vend environ 800 000 unités de PAC air-air chaque année, mais on n’en fabrique que quelques dizaines de milliers. Le reste arrive d’Asie. Pourtant, on a ce qu’il faut : 5 000 salariés dédiés aux solutions thermiques, et déjà un équipement sur deux pour les immeubles est produit chez nous. Alors, pourquoi on ne fait pas pareil pour les PAC air-air ?
Ce que l’État a mis sur la table le 20 juillet 2026
Le ministre Sébastien Martin a réuni les grands fabricants et les syndicats à Bercy. Le but : structurer une production française de climatisation réversible. Deux axes ont été discutés :
- Des évolutions réglementaires pour faciliter l’installation et le déploiement industriel des PAC air-air.
- Des leviers financiers en révisant le crédit d’impôt industrie verte pour mieux soutenir les fabricants.
Ça se règle en une demi-journée si on sait ce qu’on fait, mais là on parle de structurer une filière entière. Le plan d’électrification du gouvernement vise 1 million de PAC installées par an d’ici 2030. L’industrie française peut déjà sortir entre 380 000 et 400 000 unités par an (surtout des modèles air-eau). Avec les bonnes mesures, on pourrait atteindre 500 000, selon le ministre.
Ce que ça change pour vous, particulier
Je dis pas ça pour faire peur, je dis ça parce que c’est vrai : une PAC air-air, aussi appelée climatisation réversible, c’est ce qui vous permet de rafraîchir votre logement l’été et de le chauffer l’hiver. Sur mes chantiers, j’ai vu des clients réduire leur consommation électrique annuelle d’environ 12 % après installation. Et les aides suivent :
- Prime CEE (certificats d’économies d’énergie) : un coup de pouce direct.
- TVA à 5,5 % sur la main-d’œuvre : ça allège la facture.
Posez la question à n’importe quel électricien sérieux : une installation bien faite, c’est la clé. Moi, en 2008, quand j’ai passé ma certification KNX, j’ai tâtonné. Mais aujourd’hui, avec les normes NFC 15-100 et les fiches UTE, c’est rodé.
Les erreurs fréquentes que je vois sur les chantiers repris
Un fil qui tient, ça se voit pas. Un fil qui lâche, ça s’entend. Trop souvent, je reprends des installations où la PAC air-air est mal raccordée électriquement. Soit parce que le câble est sous-dimensionné, soit parce que la protection différentielle n’est pas adaptée. Les normes, c’est pas fait pour embêter les artisans, c’est fait pour que ça dure. Si vous voulez passer à la climatisation réversible, faites appel à un pro qui connaît les règles.
Je l’ai vu cent fois : des clients qui achètent une PAC air-air en ligne, sans vérifier la puissance ni la compatibilité avec le réseau électrique. Résultat : des surtensions, des disjoncteurs qui sautent, et parfois l’obligation de refaire le tableau. Investir dans une installation sérieuse, c’est comme une bonne plomberie : ça coule pas.

Quarante ans sur les chantiers marseillais, ça forge une opinion. Partenaire certifié KNX depuis 2008, à mon compte depuis 1992. Sur Mirelec, je partage ce que le métier m’a appris — sans langue de bois.