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Points clés à retenir
- Électrique en hausse forte : 43 % de ventes en plus sur un an, soit 20 % du marché neuf.
- Thermique en chute libre : essence et diesel perdent chacun 19 % de parts.
- Les aides publiques font la différence : bonus et fiscalités avantageuses restent le moteur principal.
Le marché repart – mais surtout pour l’électrique
En mai 2026, l’Europe a immatriculé 955 013 voitures neuves. C’est 3,2 % de plus qu’en mai 2025, selon les chiffres de l’ACEA. Derrière cette moyenne, une tendance nette : les véhicules 100 % électriques explosent avec une hausse de 43 % (environ 203 400 ventes), tandis que les hybrides rechargeables suivent avec +12 %. En face, essence et diesel plongent d’environ 19 % chacun.
Posez la question à n’importe quel électricien sérieux qui suit le sujet comme moi : c’est une lame de fond, pas un feu de paille. J’ai vu ça sur mes chantiers : les bornes de recharge, je les installe trois fois plus qu’il y a cinq ans.
1 voiture neuve sur 3 est maintenant électrifiée
Sur les cinq premiers mois de 2026, la part des 100 % électriques atteint 20 %, contre 15 % un an plus tôt. Si on inclut les hybrides rechargeables (9,7 %), c’est plus d’une voiture neuve sur trois qui est électrifiée dans l’Union européenne.
Je dis pas ça pour faire peur, je dis ça parce que c’est vrai : l’écosystème change à vitesse grand V. Le réseau, on en parle ? C’est pas de la théorie, c’est du terrain. Chaque borne installée, c’est un abonnement à repenser, un disjoncteur à vérifier, une ligne à dimensionner.
Le top 3 des ventes électriques par pays
Depuis janvier, le classement des immatriculations électriques dans l’UE est sans surprise :
- Allemagne : 284 000 unités
- France : 156 000 unités
- Belgique : 66 000 unités
On voit le poids des aides publiques et des bonus écologiques. Les conducteurs comparent en ligne pour trouver l’offre adaptée – c’est sain, c’est bon pour le portefeuille. Mais attention : une voiture électrique, c’est aussi un contrat de fourniture qui doit coller avec votre consommation réelle. Je l’ai vu cent fois sur les chantiers : un client qui pense que son abonnement actuel suffit alors qu’il tire 7 kW tous les soirs.
Et côté réseau, ça tient ?
En 2026, le gros du marché se fait sans accroc sur les infrastructures – quand elles sont à jour. Mais un fil qui tient, ça se voit pas. Un fil qui lâche, ça s’entend. Je conseille toujours de faire un bilan puissance par un pro avant de sauter le pas. Les normes NFC 15-100 ne mentent pas : une borne, c’est un circuit dédié, avec sa protection différentielle, sa section de câble adaptée. Ça se règle en une demi-journée si on sait ce qu’on fait, mais attention aux bricolages maison.
Pour les pros et les propriétaires qui veulent anticiper, je rappelle que la domotique KNX permet une gestion intelligente des charges. Elle peut couper temporairement la borne si le cumulus se déclenche. Je tâtonne encore là-dessus, mais les premiers retours sur mes chantiers sont excellents.
Thermique : la chute continue
Essence et diesel perdent chacun près d’un cinquième de leurs ventes. C’est pas un hasard : les ZFE s’étendent, les pénalités augmentent. Un collègue electricien à Bordeaux me disait la semaine dernière : il reçoit plus de demandes de pré-équipement pour bornes que pour des radiateurs.
Si vous hésitez, posez-vous cette question : dans 5 ans, où en sera votre voiture ? Les normes, c’est pas fait pour embêter les artisans, c’est fait pour accompagner une tendance. La basse continue est là. De quel côté êtes-vous ?

Quarante ans sur les chantiers marseillais, ça forge une opinion. Partenaire certifié KNX depuis 2008, à mon compte depuis 1992. Sur Mirelec, je partage ce que le métier m’a appris — sans langue de bois.