Tableau électrique 2026 : Norme NF C 15-100 de conformité

Découvrez le guide de conformité 2026 de la norme NF C 15-100 pour votre tableau électrique par Gérard Mir, électricien artisan de terrain depuis 1985.

Temps de lecture : 16 min

Points clés à retenir

  • La nouvelle version de la norme NF C 15-100 en vigueur de manière exclusive depuis septembre 2025 est organisée en 21 livrets distincts, la référence NF C 15-100-10 régissant l'habitat résidentiel.
  • Un tableau électrique de répartition conforme doit comporter au moins 20 % d'emplacements modulaires vides (minimum 6 en logement collectif) pour assurer l'évolutivité future du réseau.
  • L'interrupteur différentiel de type F est désormais obligatoire pour sécuriser les pompes à chaleur et les climatisations équipées de variateurs de vitesse monophasés.
  • Le parafoudre de tête est requis en zone kéraunique sensible, et un module secondaire doit être installé à proximité si la distance avec un équipement délicat dépasse 10 mètres.
  • L'Espace Technique Électrique du Logement (ETEL) impose un volume dédié minimal de 600 mm de largeur pour 250 mm de profondeur, libre de toute canalisation fluide ou gaz.

Selon l’Observatoire National de la Sécurité Électrique, 36 % des incendies domestiques d’origine électrique proviennent de l’installation fixe, avec au premier plan un tableau électrique vétuste. Avec l’entrée en vigueur de la nouvelle norme NF C 15-100 depuis le 1er septembre 2025, la conformité de votre tableau électrique 2026 n’est plus une option mais une assurance indispensable en 2026. Face aux exigences de la transition énergétique, de nombreux propriétaires se retrouvent avec des installations obsolètes et s’exposent à un refus de consuel renovation electrique obligatoire ou d’indemnisation par leur assureur.

Introduction à la nouvelle norme NF C 15-100 en 2026

Quand j’ai commencé à tirer mes premiers câbles dans le 13e arrondissement de Marseille en 1985, le manuel de la C 15-100 tenait facilement dans la poche de mon bleu de travail. Aujourd’hui, si vous tentez d’imprimer l’intégralité du texte réglementaire, vous risquez fort de vous bloquer le dos. Quelle est la dernière version de la norme NF C 15-100 ? C’est la version issue de la grande refonte normative de 2024, applicable de manière exclusive depuis le 1er septembre 2025. Pourquoi la norme électrique a changé ? Tout simplement parce que nos logements de 2026 n’ont plus grand-chose à voir avec ceux d’il y a quarante ans. Entre les voitures électriques à recharger, les systèmes de chauffage thermodynamiques et l’électronique de pointe présente dans la moindre prise, nos vieux tableaux électriques à fusibles plombés sont devenus de véritables bombes thermiques à retardement.

L’historique récent de la transition normative

Cette transition réglementaire n’a pas été décidée sur un coin de table. Elle répond à une réalité technique incontestable. La version précédente de la norme commençait à dater, et les amendements successifs ressemblaient de plus en plus à des pansements sur une jambe de bois. Durant la période transitoire qui s’est achevée à la fin de l’année 2025, les professionnels du bâtiment ont dû revoir de fond en comble leurs méthodes de câblage et de dimensionnement. Depuis le 1er septembre 2025, le couperet est tombé : chaque chantier résidentiel neuf ou faisant l’objet d’une rénovation lourde doit impérativement respecter les prescriptions de cette mouture moderne. En tant qu’artisan indépendant, je constate que la sécurité de nos familles dépend directement de la rigueur avec laquelle nous appliquons ces textes au quotidien.

La nouvelle organisation en 21 livrets thématiques

C’est ici que réside la principale nouveauté que peu de personnes maîtrisent encore. Fini le pavé monolithique que personne n’ouvrait. La réglementation est aujourd’hui structurée en 21 livrets thématiques distincts, désignés sous la nomenclature NF C 15-100-X. Cette modularité permet de cibler précisément les exigences selon la nature du local. Pour nos habitations, la référence absolue est la norme nf c 15-100-10. Ce livret traite exclusivement des installations électriques des bâtiments à usage d’habitation. Les autres livrets, comme la NF C 15-100-7-701 pour les salles de bains, viennent compléter ce socle. Les inspecteurs du Consuel et les experts d’assurance se réfèrent désormais uniquement aux critères de cette norme nf c 15-100-10 pour valider ou rejeter la conformité d’une installation.

Définition technique – La norme NF C 15-100-10 : Ce livret récapitule l’ensemble des règles de sécurité électrique applicables à la conception, la mise en œuvre et la protection des installations dans les logements. Il définit notamment les caractéristiques minimales du tableau de répartition, la nature des circuits, le calibrage des protections et le volume obligatoire dédié aux équipements de puissance.

Pour comprendre pourquoi ces exigences de structure sont si draconiennes en 2026, il convient de regarder en face la dure réalité des accidents liés à la vétusté électrique dans nos habitations. C’est sur le plan de la protection physique des résidents que tout se joue.

Les obligations de sécurité pour le tableau électrique en résidentiel

Quand je réalise un diagnostic électrique dans des appartements haussmanniens de la rue de la République à Marseille ou dans de vieilles villas du côté d’Aix-en-Provence, je tombe régulièrement sur des installations qui font froid dans le dos. Des fils en tissu effilochés, des pontages sauvages réalisés sans aucune protection, ou des tableaux en bois propices à la propagation du moindre départ de feu. C’est pas de la théorie, c’est du terrain. Quels sont les risques d’un tableau électrique non conforme ? Au-delà du simple dysfonctionnement de vos appareils, c’est le risque direct d’électrisation pour les occupants, d’électrocution mortelle, ou de départ de feu instantané au cœur de vos cloisons.

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Les statistiques alarmantes de la vétusté électrique en France

Selon l’Observatoire National de la Sécurité Électrique (ONSE), 20 % à 35 % des incendies d’habitation en France sont d’origine électrique, ce qui représente environ 50 000 sinistres par an (2024). C’est un bilan dramatique qui prouve que l’électricité reste un risque majeur au sein de nos foyers. Plus inquiétant encore, selon l’ONSE, 36 % des incendies d’origine électrique sont liés directement à des défaillances de l’installation électrique fixe, comme les tableaux ou le câblage (2024). Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les appareils défectueux que l’on branche qui causent le plus de sinistres, mais bien les composants internes de l’installation fixe qui subissent des échauffements prolongés. Un fil qui tient, ça se voit pas. Un fil qui lâche, ça s’entend. Et quand il lâche dans un mur ou un tableau vétuste, les conséquences peuvent être dramatiques.

Le rôle pivot du tableau de répartition dans la sécurité du foyer

Pour assurer la securite electrique tableau de votre habitation, il faut concevoir ce dernier comme le système nerveux de votre maison. Si les capteurs de protection ne fonctionnent pas ou sont mal calibrés, l’accident est inévitable. Comment éviter les incendies électriques ? La réponse tient dans le choix de disjoncteurs divisionnaires réactifs et de dispositifs différentiels à haute sensibilité. Ces appareils doivent couper l’alimentation en quelques millisecondes dès qu’un courant de fuite ou un court-circuit apparaît. Poser la question à n’importe quel électricien sérieux, il vous confirmera qu’on ne badine pas avec le dimensionnement de ces éléments. La securite electrique tableau impose des composants de qualité certifiée NF, posés selon les règles de l’art, loin des contrefaçons à bas coût que l’on trouve parfois sur internet.

Anomalie fréquente constatée sur le terrain Risque majeur pour les occupants Règle de conformité obligatoire en 2026
Absence de mise à la terre des prises Électrocution par contact avec la carcasse métallique d’un appareil Raccordement obligatoire à un collecteur de terre principal
Fusibles ou disjoncteurs surcalibrés Surchauffe intense des conducteurs et départ d’incendie dans les murs Calibrage strict des disjoncteurs selon la section des câbles
Absence d’interrupteurs différentiels 30mA Non-détection des courants de fuite corporels mortels Présence d’au moins deux différentiels 30mA adaptés
Serrage insuffisant des bornes de connexion Création d’arcs électriques à haute température et incendie du tableau Vérification annuelle du serrage ou utilisation de bornes rapides

Pour contrer efficacement ces risques, la réglementation impose une composition matérielle extrêmement précise pour chaque tableau de répartition moderne.

Composition obligatoire du tableau électrique en 2026

  • Au moins 2 interrupteurs différentiels 30mA (dont un type A et un type AC).
  • Des disjoncteurs divisionnaires adaptés (16A pour les prises, 20A pour l’électroménager spécialisé, etc.).
  • Une réserve minimale de 20 % de modules libres pour des évolutions futures (ou 6 modules en collectif).
  • Un parafoudre obligatoire si requis par la zone géographique ou la présence d’un paratonnerre.
  • Une gaine technique de logement (GTL) respectant l’espace ETEL.

Que doit contenir un tableau électrique conforme en 2026 ? Sur mes chantiers à Marseille, je vois trop souvent des installations surchargées où l’on a tassé les disjoncteurs comme des sardines. La norme n’est pas là pour faire joli, elle impose une structure claire pour que l’installation reste évolutive et sûre.

Les interrupteurs différentiels 30mA requis par le logement

Le dispositif différentiel à haute sensibilité (30mA) est votre assurance-vie au quotidien. Il mesure en permanence la différence d’intensité entre le courant qui entre par la phase et celui qui ressort par le neutre. Si une différence apparaît, c’est que le courant s’échappe, potentiellement à travers le corps d’une personne. La réglementation impose la présence d’au moins deux interrupteurs différentiels 30mA par logement. Les circuits d’éclairage et de prises de courant doivent être judicieusement répartis sous ces deux différentiels afin qu’un défaut sur une ligne ne plonge pas tout le logement dans le noir absolu. Nous utilisons principalement des modules de type AC pour les circuits d’éclairage ou de chauffage, et de type A pour les lignes alimentant les plaques de cuisson, les lave-linges ou les dispositifs de recharge.

La règle stricte de la réserve de 20 % d’emplacements libres

Combien de modules vides faut-il laisser dans un tableau ? C’est la fameuse règle de la reserve tableau electrique nf c 15-100. En maison individuelle ou appartement individuel, le tableau doit disposer de 20 % d’emplacements libres de tout équipement. Je le répète souvent à mes clients qui veulent économiser sur la taille du coffret : cette reserve tableau electrique nf c 15-100 n’est pas une option. En 2008, quand j’ai commencé la domotique avec ma certification KNX, je dois avouer que j’ai tâtonné au début pour dimensionner mes coffrets. J’ai vite compris que si on ne prévoit pas assez d’espace libre dès le départ, on se retrouve bloqué au moindre module de sortie ou actionneur à rajouter. Cette règle permet de rajouter plus tard une borne de recharge pour véhicule électrique, de la domotique ou un circuit de climatisation sans devoir remplacer tout le châssis. En logement collectif, cette obligation est ramenée à un minimum de 6 modules libres pour ne pas pénaliser les petites surfaces.

Les disjoncteurs de protection adaptés par type de circuit

Chaque ligne de câble qui part de votre tableau de répartition doit être protégée par un disjoncteur divisionnaire calibré selon la section du fil. C’est la règle d’or pour éviter l’échauffement des conducteurs. Par exemple, pour des fils de section 1,5 mm² destinés à l’éclairage, la protection maximale autorisée est de 16A. Pour des circuits de prises classiques en 2,5 mm², on monte à 20A maximum. Les appareils gourmands comme le four ou le lave-vaisselle exigent des lignes dédiées protégées par des disjoncteurs appropriés. Les normes, c’est pas fait pour embêter les artisans, c’est le seul moyen d’éviter les surcharges thermiques. C’est la même rigueur lorsqu’on cherche à savoir combien de prises cuisine norme nf c 15-100 2026 impose, à savoir 6 prises minimales dédiées sur un circuit spécifique de 2,5 mm².

  • Présence d’un disjoncteur général : Placé en amont, il permet de couper l’intégralité du logement instantanément.
  • Repérage clair des circuits : Chaque disjoncteur doit comporter un pictogramme ou une étiquette lisible (cuisine, salon, prises, éclairage).
  • Obturateurs installés : Aucun trou béant ne doit laisser apparaître les conducteurs sous tension derrière le plastron.
  • Borniers de raccordement propres : Les fils de terre, phase et neutre doivent être connectés sur des borniers collecteurs distincts et sécurisés.
  • Absence de raccordements volants : Pas de dominos ou de connecteurs rapides flottant librement dans le tableau.
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En plus de cette composition de base, la version 2024 de la norme introduit des protections spécifiques pour faire face à la modernisation de nos appareils de chauffage et de sécurité.

Le différentiel de type F et le parafoudre : les nouveautés de la norme

C’est sur ces nouveautés que je vois les plus grandes lacunes chez les bricoleurs ou les électriciens restés bloqués au siècle dernier. Les technologies évoluent, les courants de fuite changent de nature, et nos protections doivent s’adapter.

Pourquoi le type F remplace-t-il les protections classiques pour les pompes à chaleur ?

C’est quoi un différentiel de type F ? C’est un appareil conçu spécifiquement pour détecter les fuites de courant alternatif à fréquences variables et les courants continus lissés. On l’appelle parfois type Hpi ou Si selon les marques, mais sa désignation normative est bien le type F. Si vous installez une pompe à chaleur moderne ou un climatiseur réversible doté d’un variateur de vitesse monophasé, vous devez vous poser la question : quelles protections pour pompe a chaleur tableau electrique sont obligatoires ? La réponse est claire : un interrupteur différentiel type f dédié. Les anciens différentiels de type AC ou A ne savent pas interpréter correctement les courants résiduels complexes générés par les cartes électroniques des compresseurs. Ils risquent soit de ne pas déclencher en cas de défaut d’isolement (ce qui est extrêmement dangereux pour la sécurité des personnes), soit de sauter de manière intempestive au moindre démarrage. Pour ce qui est de l’installation borne recharge ve norme nf c 15-100, la règle est tout aussi stricte : un circuit dédié de section 10 mm² protégé par son propre disjoncteur différentiel de type A ou F.

Avertissement technique : L’absence d’un interrupteur différentiel type f sur un circuit alimentant un variateur de vitesse (pompe à chaleur, climatisation) expose l’installation à un vieillissement accéléré des composants électroniques et à des coupures récurrentes inexpliquées. Plus grave, le différentiel classique peut s’aveugler (se saturer) en présence de ces courants perturbés, le rendant totalement inopérant pour couper le circuit en cas de contact humain direct. Je l’ai vu cent fois sur les chantiers : vouloir faire l’impasse sur le bon différentiel sous prétexte qu’il coûte un peu plus cher est un calcul à court terme désastreux.

Le parafoudre obligatoire et la règle de distance réduite à 10 mètres

Quand le parafoudre est-il obligatoire sur un tableau électrique ? En 2026, la règle s’applique de manière systématique dans les zones à forte activité orageuse (départements classés AQ2 selon l’indice kéraunique national) ou dès lors que le bâtiment possède un paratonnerre physique. Un parafoudre tableau electrique obligatoire doit être installé en tête de tableau pour dévier les surtensions atmosphériques vers la terre. Mais la nouveauté majeure réside dans la règle de distance parafoudre tableau de repartition nf c 15-100. La norme stipule désormais que si la distance de câblage entre le parafoudre principal du tableau et un équipement terminal sensible (comme un ordinateur fixe, un serveur domotique KNX ou une pompe à chaleur) dépasse 10 mètres, l’installation d’un parafoudre secondaire à proximité immédiate de cet équipement est obligatoire. Au-delà de ces 10 mètres, le fil se comporte comme une antenne et capte à nouveau l’induction de la foudre, rendant la protection de tête inefficace.

Toutes ces technologies de pointe doivent s’intégrer physiquement dans un espace normé et dédié, conçu pour faciliter la maintenance et éviter la propagation du feu.

L’Espace Technique Électrique du Logement (ETEL) et la Gaine GTL

Sur les chantiers de rénovation, la bataille du centimètre est quotidienne. Les clients cherchent toujours à cacher le tableau électrique au fond d’un placard, derrière les manteaux ou sous l’évier. Je dis pas ça pour faire peur, je dis ça parce que c’est vrai : c’est le meilleur moyen de se faire recaler par le Consuel et de risquer un sinistre inaccessible.

Les dimensions réglementaires de l’ETEL à respecter

Qu’est-ce que l’ETEL dans une maison ? L’Espace Technique Électrique du Logement est un volume virtuel, entièrement dédié aux équipements de puissance et de communication du logement. L’ETEL doit mesurer au minimum 600 mm de largeur pour 250 mm de profondeur, et il doit s’étendre sans interruption du sol jusqu’au plafond. Aucun autre réseau ne doit traverser ce volume : pas de tuyau d’eau, pas de conduite de gaz, pas de gaine de ventilation. C’est un sanctuaire de sécurité. Au sein de cet espace, la hauteur tableau electrique norme doit être respectée scrupuleusement. Les organes de commande et de protection (les disjoncteurs et les manettes) doivent se situer à une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,80 m du sol fini. Si le tableau comporte une porte, celle-ci doit pouvoir s’ouvrir à 90 degrés sans obstacle. La pose d’une GTL et la répartition propre d’un tableau, ça se règle en une demi-journée si on sait ce qu’on fait.

La Goulotte Technique Logement (GTL) et la séparation des courants forts et faibles

À l’intérieur de l’ETEL prend place la Gaine Technique Logement (GTL), matérialisée le plus souvent par une goulotte en PVC ou en bois ignifugé. La GTL sert de goulotte de distribution pour tous les câbles de la maison. La règle d’or ici est la séparation stricte des courants forts (l’alimentation électrique des prises et des lumières) et des courants faibles (le réseau internet RJ45, la fibre, la télévision). La goulotte doit comporter des cloisons physiques de séparation. Vous ne devez jamais faire passer un câble réseau à côté d’un fil de phase sous tension sous peine de créer des parasites monstrueux sur votre signal internet. C’est une erreur classique que je vois sur les chantiers repris de bricoleurs.

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Souvenir de chantier – Gérard Mir : Je me souviens d’une rénovation complète d’un appartement bourgeois près du Vieux-Port à Marseille. Le client avait lui-même posé son tableau flambant neuf dans un placard de couloir fait sur mesure par son menuisier. C’était propre, mais le placard faisait à peine 40 cm de large, avec les tuyaux d’évacuation de la salle de bains voisine qui passaient juste au-dessus des disjoncteurs. J’ai dû lui expliquer que le Consuel allait refuser net l’installation. Il a fallu casser le placard, dévier la plomberie et reconstruire une cloison pour recréer un ETEL conforme de 60 cm de large. Une perte de temps et d’argent monumentale qui montre que la hauteur tableau electrique norme et les volumes réglementaires ne sont pas négociables.

Cette conformité matérielle et spatiale prend tout son sens lorsque vient le moment de faire valider l’installation par l’organisme officiel de contrôle.

Mise en conformité et Consuel : les obligations en rénovation

Le Consuel, c’est la bête noire de beaucoup de particuliers. Pourtant, c’est la seule garantie que le travail a été fait dans les règles de l’art. Et c’est aussi votre meilleur bouclier face à votre assureur.

Rénovation complète avec mise hors tension : l’application obligatoire de la norme

Quand faut-il faire passer le Consuel en rénovation ? L’attestation du consuel renovation electrique obligatoire s’impose dès lors qu’il y a eu une rénovation complète de l’installation électrique impliquant une mise hors tension de l’installation par le gestionnaire de réseau (Enedis). Si le courant a été coupé pour vous permettre de travailler en toute sécurité, Enedis refusera de remettre le jus sans ce certificat jaune ou vert de conformité. Selon l’Observatoire National de la Sécurité Électrique, plus de 82,6 % des installations électriques résidentielles de plus de 15 ans présentent au moins une anomalie de sécurité (2024). C’est pourquoi, même sans coupure réseau, je conseille vivement de demander un contrôle volontaire lors d’une rénovation importante. C’est particulièrement vrai quand on s’engage dans des travaux de grande ampleur, et la question du coût revient souvent. Le prix d’une mise en conformite tableau electrique maison ancienne prix moyen varie généralement entre 1 500 et 3 500 euros sur Marseille, selon le nombre de circuits à créer et la vétusté de l’existant. C’est le prix de la sérénité : en cas de sinistre, si votre assureur découvre que vous avez refait votre tableau vous-même sans obtenir de visa Consuel, il peut activer une clause d’exclusion pour non-respect de la réglementation en vigueur, et vous vous retrouverez à payer les dégâts de votre poche.

Le rôle et les types d’attestations de conformité du Consuel

Comment obtenir l’attestation de conformité Consuel ? La démarche se fait en ligne sur leur site officiel. Il faut acheter un formulaire Cerfa spécifique selon le type d’installation. Pour une rénovation à usage d’habitation sans production d’énergie, c’est le formulaire Jaune. C’est l’installateur (l’artisan électricien ou vous-même si vous réalisez les travaux) qui doit remplir et signer cette déclaration. Si vous êtes un professionnel, le contrôle est aléatoire. Si vous êtes un particulier, la visite sur site d’un inspecteur est systématique et obligatoire. L’inspecteur va sonder la terre, mesurer le seuil de déclenchement des différentiels et vérifier la conformité globale de l’ensemble du tableau électrique.

  • Mesurer la valeur de la prise de terre : Elle doit impérativement être inférieure à 100 Ohms pour garantir la sécurité.
  • Vérifier l’équilibrage des différentiels : Aucun différentiel ne doit être surchargé au-delà de son intensité nominale (généralement 40A ou 63A).
  • S’assurer du repérage exact : Coller les étiquettes correspondantes à chaque disjoncteur sur le tableau de répartition.
  • Laisser les boîtes de dérivation accessibles : L’inspecteur doit pouvoir vérifier les connexions si besoin.
  • Fixer solidement tous les appareillages : Pas d’interrupteur ou de prise de courant qui pendouille par ses fils.

Synthèse de conformité pour votre projet :

La mise en conformité de votre installation repose sur des règles claires et évolutives. L’application exclusive de la version 2024 de la norme NF C 15-100 depuis septembre 2025 structure désormais l’ensemble des obligations techniques en 21 livrets ciblés pour plus de clarté. Le respect de l’espace ETEL, la conservation de la réserve réglementaire de 20 % d’emplacements libres et l’installation d’au moins deux interrupteurs différentiels 30mA restent le socle indispensable pour valider la conformité de votre tableau électrique de répartition.

L’arrivée obligatoire de l’interrupteur différentiel de type F pour les climatiseurs et pompes à chaleur ainsi que l’abaissement à 10 mètres de la distance maximale pour la protection par parafoudre témoignent de la modernisation indispensable de notre réseau face aux nouveaux usages électriques. Rénover son tableau conformément à la reglementation nf c 15-100 tableau electrique protège vos proches du risque d’incendie et garantit votre sérénité vis-à-vis des assureurs et du Consuel.

Alors que les technologies de chauffage et de mobilité électrique s’imposent désormais dans nos foyers, votre installation actuelle est-elle réellement parée pour affronter la réglementation de demain ?

Questions fréquentes

La nouvelle version de la norme NF C 15-100 est-elle rétroactive pour l'existant ?

Non, la norme n'est pas rétroactive pour les installations existantes. Elle s'impose uniquement dans le cas de constructions neuves ou lors de rénovations lourdes impliquant une coupure d'alimentation générale demandée au réseau.

Pourquoi installer un interrupteur différentiel de type F sur son tableau électrique ?

Le différentiel de type F est spécialement conçu pour protéger les installations dotées de variateurs de vitesse comme les pompes à chaleur ou les climatisations. Il assure une détection fiable des courants de fuite complexes tout en éliminant les déclenchements intempestifs fréquents avec les type AC ou A.

Le parafoudre de tableau est-il obligatoire dans toutes les régions de France ?

Le parafoudre est rendu obligatoire par la norme dans les départements subissant une forte densité de foudre (critère AQ2) ou si le bâtiment intègre déjà un paratonnerre. Un parafoudre secondaire est également requis si un équipement sensible se trouve à plus de 10 mètres du parafoudre de tête.

Quelles sont les dimensions imposées pour l'ETEL en 2026 ?

L'Espace Technique Électrique du Logement (ETEL) doit proposer des cotes minimales de 600 mm de largeur pour 250 mm de profondeur. Cet espace s'étend sur toute la hauteur du sol au plafond et doit rester libre de toute canalisation non électrique (eau, gaz, VMC).

Comment s'applique la règle des 20 % de réserve sur le tableau électrique ?

Afin de permettre l'ajout de circuits futurs sans refaire tout le tableau, la norme impose de conserver au minimum 20 % d'emplacements disponibles dans le coffret. Dans le cas d'appartements situés en logements collectifs, cette réserve peut être abaissée à 6 modules libres au total.

Quel type de disjoncteur différentiel doit protéger une borne de recharge de véhicule électrique ?

Pour la charge d'un véhicule électrique, la norme NF C 15-100 impose d'installer un disjoncteur différentiel 30mA dédié sur un circuit exclusif. En monophasé, il doit s'agir d'un modèle de type A ou F, alors qu'un type B est obligatoire si le point de recharge utilise une alimentation triphasée.

Mirelec
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