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Ce qu’il faut retenir
- 460 000 signalements de fraudes en 2025, soit une hausse de 70 % par rapport à 2023.
- À partir d’août 2026, les démarcheurs devront obtenir votre accord préalable avant tout contact téléphonique, sinon l’appel est illégal.
- Surveillez les sites factices : vérifiez le « https », le cadenas, les mentions légales, et signalez vos doutes sur Signal Conso.
Le terrain me l’a montré cent fois : la fraude aux travaux n’est jamais très loin
Dans ma carrière — je parle de quarante ans sur les chantiers, pas d’une thèse en bureau — j’ai vu défiler des situations où le client croyait faire une bonne affaire parce qu’un type l’avait appelé « pour une rénovation aux frais de l’État ». Je l’ai vu cent fois. Les numéros de téléphone circulent, et des réseaux organisés démarcher sans vergogne. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) confirme ce que je constate : en 2025, les Français ont signalé 460 000 suspicions de fraude, soit 70 % de plus qu’en 2023. Ces appels concernent en majorité des travaux de rénovation énergétique, souvent non conformes ou carrément bidon.
Ce qui change concrètement en août 2026
C’est pas de la théorie, c’est du terrain : à partir d’août 2026, tout démarcheur devra avoir obtenu votre accord préalable avant de vous contacter par téléphone. Sans cet accord, l’appel est illégal. C’est une évolution majeure. Je vous le dis comme à un client : si quelqu’un vous appelle pour des travaux, sans que vous ayez donné votre autorisation exprès, raccrochez et signalez-le.
Les contrôles, eux, sont désormais mieux ciblés. Moins d’établissements passent sous les projecteurs, mais les enquêtes frappent plus fort. Résultat : les sanctions ont plus que doublé, passant de 80 millions € en 2023 à 200 millions € en 2024. L’an dernier, deux millions de produits ont été retirés du marché — beaucoup venaient de grandes plateformes de e-commerce.
Un truc que je n’aurais jamais imaginé quand j’ai commencé en 1985 : des sites fictifs, générés par intelligence artificielle, qui imitent des vrais professionnels. C’est sophistiqué. Je dis pas ça pour faire peur, je dis ça parce que c’est vrai.
Comment vérifier votre interlocuteur avant un chantier
Avant de confier vos travaux à qui que ce soit, posez-vous ces questions. C’est le même réflexe que lorsqu’on serre un domino : on vérifie d’abord qu’il n’y a pas de courant.
- L’URL commence par https:// et affiche un cadenas ? Si ce n’est pas le cas, ne donnez aucune info.
- Les mentions légales sont complètes : nom, adresse, numéro de téléphone fixe, capital social.
- Renseignez-vous sur Societe.com ou Infogreffe. Si l’entreprise n’y apparaît pas, c’est un drapeau rouge.
En cas de doute, filez sur Signal Conso et signalez sans attendre. Ça se règle en une demi-journée si on sait ce qu’on fait, mais mieux vaut prévenir que guérir.
Un vrai chantier a besoin d’un vrai diagnostic
Je vous le dis en honnête artisan : avant d’investir dans des travaux de rénovation, faites réaliser un audit énergétique par un professionnel certifié. C’est le passage obligé pour savoir par où ça fuit — comme en plomberie, avant de changer le robinet on inspecte d’abord les canalisations. L’audit vous donnera les priorités et vous évitera de vous faire vendre du matériel inutile.
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Quarante ans sur les chantiers marseillais, ça forge une opinion. Partenaire certifié KNX depuis 2008, à mon compte depuis 1992. Sur Mirelec, je partage ce que le métier m’a appris — sans langue de bois.